Packshot professionnel : vos créations méritent mieux qu’une photo prise à la va-vite
Vous avez passé des heures à imaginer une création, choisir une matière, travailler une forme, polir un métal, sertir une pierre, fabriquer un objet ou développer une identité artistique. Puis vient le moment de la montrer au public… et tout ce travail se retrouve parfois résumé à une photo prise rapidement sur une table, sous l’éclairage du plafond ou avec un smartphone.
Le problème n’est pas que le téléphone soit incapable de produire une image correcte. Les smartphones modernes savent faire énormément de choses. Le problème, c’est qu’une image correcte n’est pas nécessairement une image qui valorise un produit.
Pour un artisan, un créateur, un bijoutier ou un artiste, la photographie fait aujourd’hui partie intégrante de la présentation du travail. Sur un site internet, une boutique en ligne, Instagram, Facebook, Etsy ou simplement dans un catalogue envoyé à un client, la photographie est souvent le premier contact avec l’objet.
Et avant même de pouvoir toucher votre création, observer ses détails ou comprendre la manière dont elle a été fabriquée, le client s’est déjà fait une première impression.
Un packshot, ce n’est pas forcément un objet sur fond blanc
Quand on parle de photographie packshot, beaucoup imaginent immédiatement un produit photographié sur un fond parfaitement blanc, éclairé uniformément, comme dans un catalogue.
C’est effectivement l'une des formes classiques du packshot. Elle reste extrêmement utile pour une boutique en ligne ou lorsqu'il faut présenter clairement une gamme de produits de manière uniforme.
Mais la photographie de produit peut aller beaucoup plus loin.
Pour certaines créations, notamment les bijoux, les objets artisanaux ou les pièces uniques, une simple photographie documentaire serait presque dommage. On peut créer une véritable mise en scène photographique autour de l'objet, travailler les matières, les couleurs, les reflets et la lumière afin de transmettre quelque chose de son univers.
Dans les photographies qui illustrent cet article, j’ai par exemple volontairement associé des bijoux à des crânes d’animaux, des éléments anatomiques ou des objets de collection. L’objectif n’est évidemment pas de distraire le regard du produit, mais au contraire de construire autour de lui une atmosphère cohérente.
Le produit reste le sujet. Le décor lui donne simplement une histoire.
Photographier un objet brillant est beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît
Prenez une paire de boucles d’oreilles en métal poli.
À première vue, cela semble assez simple à photographier.
Placez-la devant un appareil photo et vous découvrirez rapidement que le métal reflète absolument tout : le photographe, l’appareil, les murs, les sources lumineuses et parfois même des éléments situés plusieurs mètres derrière.
Ajoutez une pierre transparente ou semi-transparente et le problème devient encore plus intéressant : il faut révéler sa couleur et sa texture tout en contrôlant les reflets.
Ajoutez de l’or, de l’argent, une pierre noire et une turquoise dans la même image et vous obtenez plusieurs matières qui réagissent chacune différemment à la lumière.
C’est précisément là que commence réellement le travail du photographe.
Il faut contrôler :
la direction de la lumière ;
sa taille et sa douceur ;
les reflets sur les surfaces métalliques ;
les hautes lumières ;
les ombres ;
la profondeur de champ ;
la température des couleurs ;
la restitution des matières ;
et surtout la lisibilité globale du produit.
Un déplacement de quelques centimètres d’une source lumineuse peut complètement modifier l’apparence d'un métal ou d'une pierre.
La lumière doit révéler la matière, pas simplement éclairer l'objet
En photographie de produit, éclairer davantage n’est pas nécessairement éclairer mieux.
Une lumière frontale et uniforme peut très facilement écraser les volumes. L’objet est visible, mais il paraît plat.
Sur une création artisanale, c'est souvent exactement ce que l’on souhaite éviter.
Une gravure, une surface martelée, une pierre, une couture ou une texture prennent leur relief grâce à la manière dont la lumière glisse sur la matière.
Une bonne photographie doit permettre au spectateur de presque deviner la texture d'un objet simplement en regardant l'image.
C'est particulièrement important lorsque les produits sont vendus sur Internet. Le client ne peut ni les prendre en main ni observer leur réaction à la lumière.
La photographie doit donc lui fournir une partie de ces informations.
Une pierre doit avoir l’air d’une pierre
Cela paraît évident. Ça ne l’est pas toujours.
Les appareils photo et les smartphones interprètent automatiquement les couleurs. Les algorithmes augmentent parfois la saturation, éclaircissent les ombres ou corrigent automatiquement la balance des blancs.
Sur une photographie familiale, cela peut fonctionner parfaitement.
Pour une création vendue plusieurs dizaines ou plusieurs centaines d’euros, la restitution des couleurs devient beaucoup plus importante.
Une turquoise ne devrait pas devenir bleu électrique. Une améthyste ne devrait pas virer au magenta simplement parce que l’algorithme du téléphone estime que l’image paraît plus spectaculaire ainsi.
La postproduction d’une photographie de produit ne consiste donc pas à rendre artificiellement l’objet plus beau qu’il ne l’est.
Elle consiste notamment à retrouver :
une couleur cohérente ;
des noirs propres ;
des blancs lumineux sans être brûlés ;
des métaux brillants sans perdre leurs détails ;
une texture visible ;
et un contraste suffisamment fort pour donner du relief.
Le but reste que le client reconnaisse le produit lorsqu’il l’aura réellement entre les mains.
La photographie participe directement à la perception de la valeur
Prenons exactement le même bijou.
Photographiez-le rapidement sur une table avec un téléphone, sous une lumière quelconque.
Puis photographiez-le avec une lumière contrôlée, une composition réfléchie, un environnement cohérent et une postproduction professionnelle.
Le bijou n’a pas changé.
Pourtant, la perception du produit peut être totalement différente.
C'est particulièrement important pour les artisans.
Un objet fabriqué à la main ne doit pas donner visuellement l'impression d'être un produit industriel bon marché simplement parce que sa photographie ne lui rend pas justice.
Lorsqu’un client découvre un produit à 150 €, 300 € ou davantage, l’ensemble de sa présentation doit être cohérent avec ce prix.
La photographie participe à cette cohérence.
Elle ne transforme évidemment pas un mauvais produit en excellent produit. En revanche, une mauvaise photographie peut très facilement donner une mauvaise image d'un excellent produit.
Photographier l’identité du créateur, pas seulement son catalogue
C'est probablement la partie que je trouve la plus intéressante.
Lorsque je photographie les créations d’un artisan ou d’un artiste, je ne cherche pas nécessairement à produire vingt photographies interchangeables.
J'essaie d'abord de comprendre son univers.
Est-il minimaliste ? Brut ? Bohème ? Élégant ? Sombre ? Coloré ? Organique ? Industriel ? Inspiré de la nature ? De la culture alternative ? Du luxe ?
Une fois cette identité comprise, elle peut devenir la base de la direction visuelle.
Dans certaines images présentées ici, j’ai choisi une ambiance très sombre dominée par les noirs, l’or et une lumière chaude. Les bijoux deviennent presque des objets de cabinet de curiosités.
Pour une autre marque, cela pourrait être exactement l'inverse : lumière naturelle, pierre claire, bois brut, végétation ou environnement très épuré.
Il n’existe donc pas un style de photographie de produit universellement adapté à tout le monde.
La bonne photographie est celle qui correspond au produit et à la personne qui l’a créé.
Le décor ne doit jamais manger le produit
Créer une mise en scène spectaculaire comporte néanmoins un piège.
Le décor peut devenir tellement intéressant qu’il finit par attirer davantage le regard que l’objet que l’on cherche à vendre.
C'est pourquoi une photographie de produit reste un exercice d’équilibre.
La composition, la lumière et la profondeur de champ doivent constamment ramener l’œil vers le produit.
Une plume, un crâne, une plante, une pierre, un morceau de bois ou n’importe quel autre élément de décor ne devrait être présent que s’il apporte quelque chose à l’image.
Sinon, il devient simplement du bruit visuel.
Le photographe doit donc savoir quand ajouter quelque chose… mais également quand l’enlever.
Un seul produit peut nécessiter plusieurs photographies
Pour une boutique en ligne, une seule photographie est rarement suffisante.
L’idéal est souvent de combiner plusieurs types d’images.
Une photographie principale permet de comprendre immédiatement le produit. Une autre montre sa matière ou ses détails. Une troisième peut montrer son échelle. Une image plus travaillée peut enfin servir de photographie promotionnelle pour un site ou les réseaux sociaux.
Avec une seule séance, on peut ainsi constituer une véritable banque d'images autour d'une collection.
Ces photographies pourront ensuite servir sur :
le site internet ;
une boutique en ligne ;
les réseaux sociaux ;
des publications sponsorisées ;
un catalogue ;
une brochure ;
une affiche ;
un communiqué de presse ;
ou encore la présentation d'une nouvelle collection.
On ne photographie donc plus simplement « un objet ». On crée du contenu qui pourra être utilisé pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois.
Le packshot est aussi un outil de communication
C’est un point parfois oublié.
Une belle photographie de produit ne sert pas uniquement à montrer ce que vous vendez.
Elle peut également raconter comment vous travaillez et comment vous souhaitez être perçu.
Lorsque plusieurs photographies utilisent une lumière similaire, des couleurs cohérentes et une direction artistique reconnaissable, quelque chose commence progressivement à apparaître : une identité visuelle.
Votre client peut finir par reconnaître une photographie avant même de lire le nom de la marque.
Et lorsqu'un artisan publie régulièrement des images professionnelles cohérentes, son activité donne naturellement une impression plus structurée.
Ce n’est pas une question de prétendre être une multinationale.
Au contraire.
Le but est justement de mettre professionnellement en valeur ce qui fait la différence d'un artisan : sa personnalité, son savoir-faire et le caractère unique de ses créations.
« Je fais déjà mes photos moi-même »
Et c'est parfaitement possible.
Pour les stories, les coulisses de l’atelier ou certaines publications spontanées, les photographies réalisées soi-même sont même souvent intéressantes. Elles apportent quelque chose de direct et d’humain.
Le problème apparaît surtout lorsque ces images deviennent les photographies principales utilisées pour vendre le produit.
Il y a une différence entre documenter son activité et construire une image commerciale.
De la même manière qu'un artisan peut parfaitement créer lui-même son site internet, imprimer ses propres cartes de visite ou dessiner son logo, il peut également photographier ses créations.
La question n’est pas de savoir si c’est possible.
La question est de savoir quel niveau de présentation on souhaite donner à son travail.
Un photographe expérimenté ne vient pas simplement avec un meilleur appareil
C'est probablement l'une des idées reçues les plus fréquentes.
Faire appel à un photographe professionnel ne consiste pas simplement à remplacer un smartphone par un appareil photo à plusieurs milliers d'euros.
Le matériel compte évidemment. Une optique adaptée, un boîtier capable de restituer énormément de détails et un système d'éclairage précis ouvrent des possibilités qu'un téléphone n'offre pas toujours.
Mais le plus important se trouve derrière l'appareil.
Savoir placer une lumière. Comprendre comment un matériau réfléchit cette lumière. Choisir la bonne focale. Maîtriser la profondeur de champ. Construire une composition. Harmoniser plusieurs images. Retoucher sans dénaturer.
Autrement dit : le matériel produit le fichier, mais c'est l’expérience qui construit l'image.
Vos créations ont déjà une histoire. La photographie doit la montrer.
Un artisan ne vend généralement pas uniquement un objet.
Il vend du temps, une technique, une idée, un choix de matériaux et souvent une partie de son univers personnel.
C'est précisément ce que la photographie de produit doit parvenir à transmettre.
Certaines créations demandent une photographie très sobre et parfaitement descriptive.
D'autres gagnent énormément à être placées dans une ambiance beaucoup plus travaillée.
Dans les deux cas, le principe reste identique : l'image doit être au niveau du travail qu'elle présente.
Parce qu'après avoir passé plusieurs heures à fabriquer quelque chose de beau, ce serait quand même dommage de confier les cinq dernières secondes de sa présentation à une photo prise sous le néon de la cuisine.
Photographie de produits et packshots à Liège
Je réalise des photographies de produits, de créations artisanales et des packshots professionnels dans la région de Liège, avec une approche adaptée à l'identité de chaque créateur.
Bijoux, accessoires, créations artistiques, objets artisanaux, produits destinés à une boutique en ligne ou simplement besoin de renouveler complètement les images utilisées sur vos réseaux sociaux : la séance peut être conçue autour de votre univers et de l’utilisation finale des photographies.
Le but n’est pas de faire ressembler votre travail à celui de tout le monde.
C’est exactement l’inverse.
Votre création est unique. Sa photographie devrait l’être aussi.
Kamera Obskura — Photographie professionnelle, Liège et environs
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